donnée dans le salon Honnorat de la Maison Internationale
à la cité universitaire
le 28 juin à partir de 16H30.
Le lieu est très solennel.
Beaucoup d'amis sont là, venus célébrer
l'artiste au travail de l'art au travail de l'art, etc.
Les lectures/exposition, sont des sortes de journaux intime de ce travail de l'art, etc.
Le dispositif de lecture est sobre comme toujours
6 lecteurs debout derrière un pupitre, une partition de lecture
Lefevre commence en français, relayé par une lecture en japonais,
retour au français, puis l'allemand, brésilien, retour au français, marocain, anglais, etc.
Les langues passent, avec comme point d'encrage la langue du pays hôte.
Nous sommes à la cité universitaire.
Malicieusement, la structure permet cette fois de noyer, certain moment
de la période récitée (2006-2007) dans une langue étrangère
Ainsi la polémique qui nous value avec jKJ et Et n'est-ce, débroires et brouilles
(de ces brouilles, qui une fois l'orage passé détruisent ou renforcent)
est plongée dans l'allemand. Le costard est sûrement sur mesure
mais cousu par un tailleur allemand.
Je crains d'être perçu comme un néosituationniste. (ce n'est pas une crainte...).
La sonorité de certain patronyme en allemand (les guturaux GU, BR et H aspiré)
me donne raison en négatif et avec retard.
Comme toujours l'oeuvre occupe l'espace avec autorité, et réponds bien à la dorure,
par contraste, less is more. A l'espace répond le temps.
justement, par trop inscrit dans le temps, la lecture/exposition m'est
aujourd'hui trop insoutenable pour ma fragile légerté.
Je tiens à la préserver, je prétexte un train à prendre,
la voie de chemin de fer en chantier
je pars avant la fin, d'une fuite (du temps) l'autre - réponse picturale.
Par ailleurs, je veux éviter l'hostie rituel, cette irréverence sans péril,
(les portes restent ouvertes, partir ne dérange personne, pourquoi reste-t-il ?)
est le moins que je peux rendre en écho.
En sortant j'improvise une action invisible, je ne salue que les amis,
dans la foulée, j'oublie Didier Mathieu, et Marie-Cécile dans mon dos,
et sûrement quelques autres, mais snobe ostensiblement l'anguille.
Le contraste ne fut sûrement perçu que par les lecteurs au travail.
et toujours à lire ou à commander ici LJCBD
